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Les Deux Guerres Mondiales

En février 1900, échouage au Grouin d’un énorme cachalot (près de 25 m de long) examiné par le docteur BUREAU, directeur du Muséum de Nantes (sans doute l’un des plus gros spécimen jamais vu). Georges Clemenceau, "le plus illustre de nos estivants" séjourne à plusieurs reprises dans la station. Visite officielle en 1906 et réception à la Mairie. Il intervient pour la construction de la digue de la Belle Henriette, suite à des inondations catastrophiques (route de la Faute emportée, prés noyés).

67 soldats tranchais sont tombés pendant la guerre 14/18. Le sergent-chef Denis s’illustre dans l’affaire de la "tranchée des baïonnettes".

En 1940, La Tranche héberge les réfugiés ardennais du village des Mazures et subit l’occupation allemande durant 4 ans. L’Organisation Todt érige le Mur de l’Atlantique, avec des travailleurs requis. Un chemin de fer à voie étroite emmène jusqu’au phare matériaux et ouvriers (la route du phare ne sera ouverte qu’en 1952). Bunkers, tobrouks, chicanes, mines, barbelés, casemates et pièces d’artillerie hérissent la côte qui est déclarée "zone interdite". Sur la dune du Creux du Tambour, des artilleurs servent 4 pièces de 155 mm. Les batteries "Stettin" et "Stuttgart", au Grouin et sur la Grande Plage, remplacent les batteries des canonniers garde-côtes établies au XVIII ème siècle et figurant encore au cadastre de 1811. A la Grière, d’innocentes villas sont en fait des blockhaus peints en trompe l’œil. La Kommandantur est située dans la maison de Félicien Guieau (acquise en 2005 par la ville), jouxtant l’hôtel de l’Océan, cantonnement réquisitionné, camouflé et défendu par des pièces de DCA et un mirador avec télémètre et guetteur.

En 1943, des soldats hindous de la légion "Freies Indien" (Indes libres) séjournent à La Tranche. Ce sont des supplétifs de l’armée anglaise, faits prisonniers en Afrique du Nord et "retournés" par les Allemands. Leur allure et leurs moeurs inhabituelles inquiètent la population. On leur prête de nombreuses exactions (bagarres, pillages, villas saccagées...). Pour dégager leurs champs de tirs, les troupes d’occupation dynamitent des maisons. La commune sera déclarée "la plus sinistrée de Vendée" à la Libération. Craignant une nouvelle vague de démolitions, le curé Roux place la paroisse sous la protection de Notre-Dame de Fatima. En 1944, les Allemands évacuent La Tranche, après avoir fait sauter le phare. C’est ainsi que sera érigée en 1946 une statue " à la Vierge de Fatima" qui avait sauvé La Tranche.

En 1944, une vingtaine de Tranchais s’engagent dans les F.F.I et combattent pour la libération des poches de La Rochelle et Saint-Nazaire.

 
Juillet 2010 Proximit Agency